Traitement médical et traitement ostéopathique sont souvent mis en opposition alors qu’ils sont … complémentaires. 

Ils traitent chacun, dans la majorité des cas, d’états douloureux mais avec des moyens différents. (80 % des consultations médicales le sont pour des douleurs).

La médecine est adaptée pour gérer les maladies au sens de lésions des tissus « visibles » aux examens complémentaires ( radio, IRM, prise de sang), i.e. les pathologies souvent évolutives qui risquent de vous tuer ou de vous handicaper lourdement. En cela, la médecine améliore votre espérance de vie …

L’ostéopathie est indiquée pour gérer des troubles fonctionnels, i.e les répercussions d’une douleur sur la façon de se tenir ou de bouger ou encore de digérer. Elle est même surtout très efficace pour gérer des états douloureux récents (aigus) avec des adaptations réflexes. En cela, l’ostéopathie contribue à améliorer votre qualité de vie..

Bien sûr, la médecine moderne s’intéresse de plus en plus au « bien-être » des patients et l’ostéopathie peut être une solution pour vivre mieux.

 

Les deux disciplines ne peuvent faire l’impasse sur ce qui se joue dans la relation « soignant-soigné » et sur ce qui se dit de la « mal-à-dit ». Il faut rester humain et donc « être de langage » mais ni le médecin, ni l’ostéopathe ne peuvent et ne doivent se substituer à un autre professionnel dont c’est le métier :  le psychologue, psychiatre ou psychothérapeute.

A ce moment, il émerge donc la nécessité absolue du travail en équipe pluridisciplinaire, de laquelle souvent l’ostéopathe est exclu…Pourtant, celui-ci pourrait devenir un maillon fort de la chaine, notamment par la transversalité de ses connaissances et savoir-faire, le rendant capable d’actes cliniques (gestion de la douleur) mais également préventifs (repérage de facteur de risque, orientation dans l’offre de soins, …).