En l’absence de signes de gravité (drapeaux rouges), la céphalée doit être considérée comme un symptôme et non une maladie. Dans ce cas, des actes thérapeutiques manuels, visant à diminuer l’intensité de ce symptôme, peuvent être réalisés. 

De nombreuses céphalées aigues témoignent d’une atteinte neurologique ou infectieuse. L’examen clinique sera donc rigoureux afin de ne pas retarder une prise en charge médicale urgente. Tout tableau aigu de migraine, toute céphalée inhabituelle, a fortiori dans un contexte infectieux (fièvre, atcd d'infection récente, ...) sera orientée pour avis médical avant d'envisager quelle que manipulation que ce soit. 

De même que pour une sciatique, le mot "migraine" est employé pour désigner de nombreuses situations. Au sens littéral du terme, il désigne une atteinte neurologique transitoire (inflammation méningée) responsable d'un syndrome médical précis associant des douleurs temporales unilatérales intenses, pulsatiles, évoluant par crise de 1h à 6h, obligeant la personne souffrante à se réfugier dans le noir et le silence. L'endormissement est souvent le seul moyen de ne plus avoir mal si on n'a pas de traitement médical sous la main ou si on ne l'a pas pris à temps. Dans ce cas précis, l'ostéopathe peut participer, de manière collaborative, à soulager la personne souffrante. Le fait de relâcher les tensions musculaires cervicales par exemple, apporte souvent un mieux-être et peut limiter le nombre de crises. La recherche d'arguments en faveur d'une centralisation des douleurs par sensibilisation neurochimique ou émotionnelle permet d'envisager d'autres pistes de traitement. Des conseils sont prodigués, notamment de rechercher les facteurs déclenchants en tenant un journal répertoriant les crises et ce qui avait été fait juste avant (temps prolongé devant l'écran, aliments ou boissons consommés, ...). 

Beaucoup de maux de tête regroupés sous l'étiquette "migraines" n'en sont pas réellement et peuvent donc être plus rapidement soulagés par des techniques adaptées et des conseils en matière de gestes et postures. La recherche des facteurs de risque de récidive amène à des collaborations avec différents professionnels, notamment l'ophtalmologiste en cas de douleur frontale "en barre"ou le médecin ORL, en cas de sinusite chronique. Les troubles fonctionnels de la mâchoire sont également une source de maux de tête et peuvent être pris en charge en ostéopathie.